Pourquoi le Vietnam ?

Pourquoi le Vietnam me semble être une question philosophique tant la destination sonnait comme une évidence à mon coeur et à mes yeux. Pourquoi le Vietnam?

Parce que l’Asie, parce que les rizières, parce que les minorités ethniques, parce que la différence, la tolérance, parce que Marguerite Duras, parce que la guerre d’Indochine, parce qu’un rêve d’enfant. Peut être aussi que mes yeux étaient assoiffés de paysages qui n’étaient pas “touristiquement” consommés, mon ouie curieuse d’entendre parler une langue avec laquelle elle n’était pas familiarisée…

Un billet d’avion, un visa et treize heures de vol plus tard, mes pieds frôlaient l’Asie du sud et avec en poche le Guide du routard, un budget serré et l’envie de me perdre dans une civilisation autre que la mienne. J’atterris à un Saigon (Ho Chi Minh) la ville aux douze millions d’habitants et cinq millions de motocyclettes, aux milliers de fils électriques, aux temples dédiés à différentes divinité, aux marchés colorés, au bruit incessant, à l’activité débordante dès le petit matin mais surtout aux sourires et à la joie de vivre des habitants.

A partir de Saigon j’ai décidé d’aller sur le delta du Mekong, un long fleuve pas si tranquille que ça, un fleuve où l’on navigue dans des embarcations toutes colorées, à l’ombre d’une nature douce et luxuriante. Depuis Saigon direction Hoi An, la venise de l’Asie, une ville aux anciennes habitations de pêcheurs colorées, aux lanternes accrochées à tous les coins de rues. Une ville qui égaye les pupilles de part son pont Japonais, ses galeries d’art, de photos, ses pagodes et ses boutiques d’artisanat. Le soir tout le fleuve est illuminé de lampions et de voeux.

Depuis Hoi An direction Hanoi la capitale du Vietnam. Deuxième grande ville et autant de sourires et de vie. De la légende de la Tortue à l’épée dorée, en passant par ses marionnettes sur l’eau jusqu’à son magnifique pont rouge, son temple de la littérature et ses ruelles dédiées à chaque corps de métier. Hanoi est un coup de coeur de part la folie qu’elle dégage.

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Au Vietnam j’ai eu un coup de foudre du nom de Sapa. Sapa se niche dans les montagnes de l’extrême nord du Vietnam, trois jours de trekking, nuits chez l’habitant, rencontre avec les différentes minorités ethniques, je me suis fondue dans les rizières et je pense même y avoir laissé une partie de mon âme. Je ne peux décrire trois semaines de rencontres, de partages, de malentendus, de découvertes, de fous rires et de beauté. Je n’ai pas oublié de parler de Halong Bay, de Cham Island, de Zinh ma guide des montagnes, de Sah ma petite copine c’est juste que le Vietnam n’est pas un pays à visiter mais un pays à vivre en toute spontanéité…

 

About the author: Myriam Soufy

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